Comprendre les signes aborigènes

Les oeuvres des aborigènes australiens montrent le rapport qu’ils ont avec le monde. Ce qu’ils produisent est l’extension d’une manière de percevoir et d’assoir sur un support des relations mentales. Leurs peintures sont parfois difficiles à interpréter pour ceux qui ne sont pas familiers à leurs symboles. Avant d’essayer de les comprendre, d’interpréter, il est judicieux de connaitre le thème de l’oeuvre puisque leurs significations ne sont pas figées et qu’elles peuvent varier selon les artistes.

« Hérités d’une tradition millénaire, ces motifs symbolisent selon des codes très précis la relation des hommes à des lieux, des ancêtres totémiques, des plantes, des animaux et des phénomènes comme la pluie ou le feu, que les Aborigènes du désert appellent Jukurrpa, Dreaming, soit des principes qui animent pour l’éternité la mémoire de la terre et la reproduction de tout ce qui y vit. » indique Barbara Glowczewski dans un article  portant sur deux artistes aborigènes Warlpiri.

Tout d’abord, il faut regarder ces toiles comme si cela était des vues aériennes qui représentent des traces d’hommes, d’animaux, d’oiseaux par exemple. Tout interagit dans l’univers entre les hommes, les règnes animal et végétal, le monde souterrain et le ciel ; tout comme les symboles qui semblent souvent connectés entre eux.

De plus, généralement les points cardinaux sont indiqués selon l’orientation des symboles. C’est une question de survie, les aborigènes australiens devaient pouvoir s’orienter dans le désert et trouver de quoi subsister.

La représentation des hommes est mentionnée par des objets qui leurs sont associés comme le boomerang (s’il est bien lancé, il revient vers celui qui l’a lancé et cela faisait l’objet d’exercices d’adresse, de jeux), à la lance, au propulseur (le woomera équipement destiné à propulsé comme son nom l’indique et de chasser ou cueillir). Les femmes quant à elles, sont associées au coolaman (corbeille à cueillette), au bâton à creuser et à la pierre à moudre. Les Aborigènes peuvent être représentés également par la lettre U qui représente un personnage assis vu de haut.

Alors que pour les animaux, ce sont leurs empreintes sur le sol qui sont représentées. Généralement elles appartiennent à la faune nocturne d’Australie et ont une signification sacrée, ce sont les traces des êtres mythiques. Le soleil, la lune, la voie lactée, les planètes représentent les êtres mythiques qui ont terminé leur parcours dans le ciel et les plantes du désert représentées ont des vertus médicinales, ce sont souvent des êtres mythiques associés aux rituels féminins. Pour plus d’indications, je vous conseille de consulter cet article figurant sur blogspot dans lequel l’auteur parle des symboles et nous présente une fiche qui en synthétisent d’autres.

Pour vous faire une petite idée de la diversité de ces oeuvres, j’ai choisi quelques sites ou des peintures sont expliquées.

– explications de Barbara Glowczewski sur deux oeuvres Warlpiri

– ce lien porte sur la commande publique d’art aborigène que le Musée du quai Branly a fait

– sur le site du Musée des Confluences, 6 oeuvres y sont expliquées

ainsi que ces deux sites en anglais :

– celui de la National Gallery of Australia, qui présente, ici des peintures du désert

– celui du National Museum of Australia, qui présente des oeuvres de Warakurna et celle qui m’a beaucoup plus est celle-ci qui représente l’un des moments de l’ouverture des Jeux Olympiques qui ont eu lieux à Sydney en 2000

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