Robert Hughes, critique d’art et défenseur de la peinture aborigène

Rex Dupain, portrait de Robert Hughes, 1996 © Rex Dupain sur http://www.portrait.gov.au/site/collection_info.php?irn=66

Rex Dupain, portrait de Robert Hughes, 1996 © Rex Dupain sur http://www.portrait.gov.au/site/collection_info.php?irn=66

Le critique d’art Robert Hughes, né le 28 juillet 1938 et mort le 4 août 2012, fut l’un des premiers à considérer et prendre l’art contemporain aborigène comme un mouvement à part entière et y accorder autant d’importance qu’aux  mouvements artistiques des années 60-70 comme le pop-art. Critique pour le Time, et pédagogue de l’art avec la BBC il publie et réalise de nombreux travaux sur l’art contemporain, il était réputé pour son écriture élégante et racée.

Fils d’un avocat, il étudia l’art et l’architecture à l’université de Sydney avant de s’apparenter à un groupe d’intellectuels de l’époque connus sous le nom de  » Sydney Push ».

Sa formule très connue classant : « l’art aborigène comme étant le dernier grand mouvement artistique du XXe siècle » nous intéresse particulièrement dans le cadre de nos recherches. C’est à travers plusieurs articles que nous vous proposons de découvrir sa vision de l’art, et son approche du monde aborigène.

Le Telegraph nous le dépeint comme étant suspicieux envers un milieu de l’art qu’il considère toutefois comme étant nécessaire, fameux pour ses phrases ciblées et son ton tranchant, l’homme ne mâche pas ses mots en disant par exemple que « le nouveau rôle de l’art et de rester accroché à un mur et de devenir hors de prix » ; Hughes aborde surtout le monde de l’art comme étant quelque chose que l’on ne doit jamais étudié hors de son contexte. Ainsi pour comprendre une oeuvre, il faut comprendre son artiste, et pour comprendre l’homme son histoire. Cette histoire, il l’explique, est souvent complexe, et l’on pourrait l’illustrer part l’exemple de sa propre vie ; En effet Robert Hughes est un homme qui a toujours entretenu une histoire particulière avec son pays d’origine (qu’il quittera pour les Etats-Unis dans les années 1970) dans lequel il aura un grave accident de voiture en 1999.

Il publie en 1966 un livre intitulé « The Art of Australia » dans lequel il exposera sa vision de l’art aborigène. Très présent à la télévision, il réalisera une série de 8 extraits vidéo sur le choque du moderne.

Mort récemment à l’âge de 74 ans, de nombreux journaux se sont penché sur sa vie, son travail et sa vision parfois acerbe de l’art et des artistes. Voici quelques liens et images qui pourrait vous intéresser quant au personnage et ses travaux (qui malheureusement ne sont pas publiés en ligne).

 

B. de Sèze

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